Carnet Spirituel n°58 :
Les droits de l’Affection divine

Éditorial 

Il n’est pas fréquent d’entendre parler des droits de Dieu. Les humains, quels qu’ils soient, même chrétiens voire évêques, ont plutôt l’esprit tourné vers leurs droits, ou ce qu’ils imaginent être des droits. Alors que nous devrions savoir, à l’encontre des déformations humanistes et révolutionnaires, l’homme est une créature dépendante de son créateur, et que l’homme pécheur a beaucoup plus besoin de la divine miséricorde que d’autre chose. L’homme est un être pauvre dont les besoins sont immenses… et Dieu est un être riche dont l’amour est immense ! Et ce Dieu d’amour n’attend de l’homme qu’une seule chose pour l’aimer : qu’il ose se laisser aimer ! Qu’il ose vivre comme un mendiant, se confier à l’amour divin, et crier à Dieu son besoin de Lui… Qu’il ose dire à Dieu qu’il ne mérite pas d’être aimé, qu’il n’a aucun droit à être aimé mais que si Lui, Dieu son créateur et son Père, ne consent pas à l’aimer, ce pauvre être qu’il a créé par amour se perdra à jamais.

L’homme a besoin d’être aimé, et Dieu a besoin de l’aimer : Deux besoins qui vont au-devant l’un de l’autre, deux soifs, deux désirs mais dont la source première est en Dieu, Créateur, Père et Rédempteur, le seul qui sache aimer en vérité.

Entre ces deux besoins, un Coeur est le point de rencontre : le Coeur de Jésus qui incarne l’amour divin et en qui seul l’homme peut satisfaire son propre besoin. Si quelqu’un pouvait parler de droits, c’est bien Lui, Jésus-Christ… et il n’en parle pas ! Il invite à venir à Lui et il se tait, il attend, il offre pour ceux qui voudront bien lui faire confiance : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. »

Le Père dénonce à juste titre, entre autres l’esprit de prétention : se faire un personnage qui ne répond pas à ce que l’on est, en venir à s’illusionner soi-même, oublier que nous sommes tous « assis à l’ombre de la mort », et il nous invite donc à la simplicité en des termes magnifiques: La grande grâce de l’amour, c’est la simplicité, c’est être soi-même parce que, dans la simplicité, il y a une force de caractère qui reconnaît autant les défauts que les qualités et qui ne cherche pas à fausser le problème et à tricher au profit d’une prétention. La simplicité, c’est la vraie noblesse, c’est la noblesse des âmes qui sont capables d’amour. L’amour cherche toujours à simplifier, tandis que, dans l’esprit du monde, il y a toujours un petit coin de complication et de dissimulation. Et j’ose ajouter, que cette simplicité est sans doute la plus belle des grâces mariales ! Marie si simple et si belle, Marie toute grâce, comblée d’amour parce qu’elle était toute simple

Nous recommandons à votre bonne prière l’âme de Mlle Marguerite-Marie David, dite Guitte, née le 31 octobre 1920 et décédée le 6 juillet 2018. La Messe d’obsèques a été célébrée à Romagne, et nous vous proposons l’homélie prononcée par M. L’abbé de Champeaux. Pendant de longues années elle fut l’une des secrétaires de Jean Madiran à Itinéraires, et, avec son amie Thérèse Lecoq, plus que secrétaire du Père de Chivré, à Versailles puis à Écalles-Alix, avant de se retirer à Romagne après la mort du Père. 

Daigne la Vierge Marie lui ouvrir les portes du Paradis où elle retrouvera ceux qu’elle a aimés et servis avec fidélité.

Sainte et bonne lecture à tous,

Abbé Michel Simoulin

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