Carnet spirituel n° spécial

Sainte Jeanne d'Arc - mai 2012

     

      Editorial,
     
      Il n’était pas possible de laisser passer l’anniversaire de la naissance de sainte Jeanne d’Arc sans demander au Père de Chivré d’apporter sa contribution aux célébrations organisées en son honneur. Par bonheur, des textes nous sont demeurés dans lesquels il avait célébré cette sainte qu’il aimait tant.
      Par naissance, par éducation et par grâce, son amour pour la France était charnel tout autant que spirituel, et tout ce qui touchait à sa patrie faisait vibrer son cœur et son âme. Son frère aîné, Bernard, engagé volontaire à 19 ans, était mort pour la France le 28 mai 1918, et tout au long de sa longue vie, le Père aimera les cœurs de soldat, qu’il sentait battre comme des cœurs chrétiens.
      Nul autant que lui peut-être n’avait été heureux de la canonisation de Jeanne le 16 mai 1920, et de la proclamation faite par Pie XI le 2 mars 1922 du patronage secondaire de Jeanne d’Arc sur la France, dans lequel elle sera rejointe en 1944 par sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
      Deux enfants, deux filles de France pour garder la patrie, sous le grand patronage de la Vierge de l’Assomption. Deux enfants qu’aimait le Père tout particulièrement. Deux enfants auxquels il reconnaissait un vrai cœur de soldat.
      Sans doute la gloire de Jeanne a un aspect patriotique et même guerrier, mais sa gloire essentielle est sa fidélité à Dieu, à Jésus et à Marie, à la grâce de son baptême et aux grâces reçues par la suite.
      Grâces exceptionnelles, bien sûr, mais non moins exceptionnelles que sa fidélité et sa persévérance, sa force dans l’adversité, sa simplicité et sa fraîcheur dans ses réponses si belles et presque naïves qui ne pouvaient avoir d’autre origine que la grâce dans laquelle elle était demeurée.
      Saine, pure, droite, aimante…telle elle était par nature, telle elle est demeurée par grâce au milieu des plus terribles adversités, des plus sournoises tentations.
      Du Père nous avons une prière à Jeanne et quatre homélies. En dire davantage, ce serait dire moins bien ce qu’il a su si bien dire. Alors, lisons, méditons et, surtout, prions notre si belle sainte de ne pas abandonner notre patrie, sa patrie.
                        Abbé Michel Simoulin

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