Carnet spirituel n° 42

Le sacrement de pénitence (1ère partie) - septembre 2014

      Éditorial
      Cette série sur le sacrement de pénitence a du être divisée en deux parties. Nous publions aujourd’hui les six premières conférences, et nous achèverons la série avec le carnet suivant.
      Il s’agit là d’un sujet d’importance car ce sacrement est peut-être le plus nécessaire pour mener une vie chrétienne digne de ce nom, une vie en recherche d’un progrès continuel et régulier vers la perfection de l’amour. Ainsi que le relèvera le Père, ce sacrement est le plus personnel de tous. Tous les autres sacrements ont un certain caractère public ou collectif : parents, parrain et marraine, amis ou autres fidèles. La pénitence est le seul sacrement qui se vit sans témoins, sans cérémonies, sans décors… Le pénitent est seul, personne ne l’accompagne, nul ne sait qui il est, d’où il vient et où il va, ce qu’il dit et ce qu’il fait, et c’est heureux, car il s’agit de deux drames qui se confient l’un à l’autre afin de disparaître : celui du Calvaire et celui du péché.
      Il s’agit de deux présences qui se rencontrent, qui se retrouvent, qui n’en font plus qu’une : on se connaissait bien et depuis longtemps, et puis on s’était perdu de vue, on s’était oublié, on s’était moins aimé, voire plus aimé du tout… et voilà qu’on se retrouve, loin de tous les regards curieux, soupçonneux, voire moqueurs, pour se dire ce qui ne peut se dire nulle part ailleurs. Là, il n’y a plus ni petit ni grand, ni pauvre ni riche, ni jeune ni vieux, ni homme ni femme… il y a une âme seule, nue, sans artifices qui se présente telle qu’elle est aux yeux de Dieu pour se dire et se livrer à Jésus-Christ, sûre d’être comprise et confiante dans sa miséricorde.
      Dans l’Eucharistie, comme dans tous les autres sacrements, c’est LUI qui se donne, totalement et sans réserve, et qui agit avec toute la force de son amour.
      Dans la Pénitence, c’est l’âme qui se donne aussi totalement et sans réserve, avec tout l’amour qui est en elle, et avec un grand désir de mieux aimer. Cela est plus exigeant. Il est facile de communier et de recevoir. Il est plus difficile de donner tout son être dans une vraie confession, mais c’est peut-être plus nécessaire.
      Ce sacrement est souvent mal compris et mal aimé. Il est donc mal pratiqué et ne peut obtenir tous ses effets les meilleurs. Combien hésitent à se confesser, ne se confessent que rarement ou pas du tout, se confessent mal, parce qu’ils n’ont pas compris combien ils sont aimés, désirés, attendus par celui qui ne sait plus rien de l’offense reçue et déjà oubliée, et ne sait du péché que le mal qu’il fait au pécheur et veut l’en délivrer.
      Ces textes méritent d’être médités et approfondis. Ils sont porteurs de belles lumières, aptes à libérer bien des âmes craintives ou compliquées.

RETOUR AU CATALOGUE