Carnet spirituel n° 12

Credo - mars 2007

      Éditorial
     
      A ceux qui estiment que les textes que nous publions sont parfois difficiles, ou trop élevés, je dédie très simplement ces quelques réflexions que je viens de retrouver. Elles figurent dans la préface que le R.P. Bernardot avait écrit en 1919 pour son ouvrage bien connu « de l’Eucharistie à la Trinité ».
      « Si l’on veut que les âmes s’ouvrent à la grande piété et entrent dans ces états d’union si glorieuse à Dieu et si profitables à l’Église, il est certes nécessaire d’exciter leur volonté, mais avant tout d’éclairer leur esprit. Souvent même il suffit à ces cœurs droits de voir la vérité pour être déjà décidés aux plus complets renoncements. Quand la vérité descend sur une âme, du contact jaillit un éclair qui l’illumine et l’embrase : l’amour.
      Ceux qui croient devoir réserver la prédication des vérités plus hautes à une élite et à des circonstances exceptionnelles tarissent, sans le vouloir, dans l’Eglise, la plus abondante source de sainteté ; car la vérité est le principe de tous les dévouements et de tous les transports de l’amour. Ils oublient que le baptême a fait jaillir en toute âme ce qu’on a nommé le sens de Dieu, rayonnement du don d’intelligence et de sagesse, qui rend les plus simples, même les petits enfants, capables de saisir et de goûter les vérités les plus sublimes. Nous croyons qu’il est bon de faire connaître Dieu autant que Dieu s’est Lui-même révélé ».
      Je n’ose imaginer que les âmes de 2007 soient devenues plus imperméables à la bonne doctrine catholique que celles de 1919, et vous souhaite donc bonne et sainte lecture, sous le regard amusé de Notre-Dame de la Bonne Réponse.      
                  Abbé Michel Simoulin

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